Renaissance de l'orgue de salon "Philippe Emmanuel" du maître André Marchal (1894 - 1980)
  L'orgue néo-classique et ses autres acteurs
 

    
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L'orgue néo-classique et ses autres acteurs
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Avec la construction de l’orgue du Trocadéro par Cavaillé-Coll en 1878, la machine orgue dont la fonction liturgique était essentiellement basée sur l’improvisation et l’ameublement sonore d’actes rituels va enfin connaître, à l’instar des autres instruments de musique,  un répertoire ancien et moderne. 

      

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         César Franck
est le premier à offrir aux orgues de Cavaillé-Coll des compositions destinées à mettre en valeur la nouvelle et riche palette sonore de cet instrument devenu symphonique. 

                          
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        Avec la publication par Alexandre Guilmant des archives des Maîtres de l’Orgue, les interprètes français désirent des instruments qui renouent avec un passé classique sans renoncer aux apports du XIXème siècle. 

                             

        Cette démarche d’esthétique musicale sans soucis ar-chéologique ne s’applique pas qu’à l’orgue : le piano des Fischer, Giseking et bien d’autres font chanter les œuvres de Bach, Scarlatti ou Rameau. 

       Le clavecin contemporain voulu par Landowska est l’exemple type d’un instrument tentant de retrouver l’esprit mais non la lettre qui éradiquerait plus d’un siècle d’évolution et de perfection-nements … 

                         
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Les détracteurs de cette tendance esthétique, qui s’inscrit pourtant dans une logique d’évolution historique, reprochent la conception d’un instrument à tout jouer tant dans les époques que dans les styles. 

      Effectivement, en ne prenant comme postulat que l’instrument comme objet technologique dans un sens archéologique au détriment de sa seule raison d’être qui est l’interprétation d’œuvres musicales, on constate que les constructions d’orgues ne s’inscrivent pas dans les traités anciens. 

            

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       On dénonce alors une rupture avec la tradition classique. Avec la prise de pouvoir du mouvement néo-baroque on s’aperçoit aujourd’hui que les limites imposées par un strict soucis d’authenticité a généralisé des instruments certes de caractère, mais restrictifs et davantage « à la manière de » pour un public lassé d’entendre des musiques de messes sans messes au milieu de houppements et de systèmes d’accords que nos oreilles modernes ne peuvent que difficilement concevoir…


                         
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La rupture n’est certainement pas là où on la dénonce ! Il suffit pour cela de regarder les œuvres des compositeurs pour orgue du XXème siècle pour voir qu’ils s’inscrivent à la fois dans cette tradition esthétique symphonique Cavaillé-Coll et dans la recherche d’un style polyphonique apte à servir la musique ancienne et leurs propres compositions… 


                     

L’orgue néo-classique est bien l’instrument de ces "musi-ciens qui jouent de l’orgue". André Marchal est sans doute le représentant majeur de ces interprètes capables de jouer avec un égal bonheur les œuvres majeures de toutes les époques tout en faisant connaître les œuvres modernes de cette jeune génération qui fit de l’Ecole Française la première au Monde.

  

 

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